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Le Blog qui informe sur la vie municipale, fait connaitre les positions et interventions des élus communistes, sollicite la réflexion et l'avis des gens.
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Pour vous et avec vous, comme l'ont dit les habitants de Bagnolet lors des dernières assisses, notre ville doit aller de l'avant en conservant son âme: Populaire, moderne et démocratique. C'est
l'utilité de notre groupe c'est aussi l'utilité de cet espace de dialogue.
Laurent JAMET
Président des élus communistes, radical et citoyens de Bagnolet
Assistée de Maitre Hérrero, Madame Durupt a obtenu mercredi 16 avril dernier une confirmation en appel de la relaxe qu'avait prononcé le tribunal de Bobigny en première instance. Cette
victoire, définitive, permet à madame Durupt désormais d'être libérée de cette menace supendue au dessus de sa libre tête de citoyenne. Comme l'a plaidé maître Hérrero, c'est le droit de
s'indigner des méthodes policières de lever la tête qui était au banc des accusé et non cette femme ordinaire. Il n'est pas d'usage sur ce blog de faire des parallèles douteux ou de forcer le
trait mais gageons qu'en d'autres circonstances l'attitude de Madame durupt eut été considérée comme un acte d'héroïsme digne d'une Résistante, d'une « juste ». C'est pourtant comme
telle que nous la considérons. Et saluons de nouveau son courage et sommes fiers d'avoir pu contribuer à sa victoire finale.
Toujours, sur le même sujet, l'article publié vendredi dans l'Humanité nous permetde constater que la promesse présidentielle de faire de l'interressement un moteur
de la croissance du pouvoir d'achat peut trouver une traduction en acte, originale, nous en ririons si ce n'était si tragique :
Paris-Bamako, 130 « miles » de gagnés
La polémique enfle autour des points de fidélité que les policiers qui escortent les expulsés empochent.
Le ministère de l’intérieur l’a confirmé mardi. Les policiers escortant les immigrés en situation irrégulière lors de rapatriement par avion bénéficient de « miles », ces points
accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles. Même si le ministère précise que ce système « n’est pas illégal », il soulève pour le moins un problème éthique. Les
policiers chargés des reconduites à la frontière font partie de l’UNESI (unité nationale d’escorte, de soutien et d’intervention), une section spéciale de la police nationale. Ils sont au service
de l’État et appliquent les directives à la fois du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Immigration, mais les points de fidélité ce sont bien eux qui les perçoivent. L’exécution de la
politique migration du ministre Brice Hortefeux permet donc à ces policiers un peu spéciaux de collecter des points qu’ils pourront par la suite utiliser pour des voyages personnels. Ce serait
caricaturer que de dire que plus les objectifs gouvernementaux d’expulsion augmentent, plus les points de fidélité des policiers s’accumulent. Mais soulignons que les cris et les pleurs des
immigrés ont des conséquences positives pour certains policiers.
Ces derniers sont volontaires. Ils intègrent l’UNESI de leur plein gré mais ils n’y restent pas plus de trois à cinq ans. En effet, les enceintes aéroportuaires font partie de leur paysage
quotidien, ils peuvent passer plus de 12 heures sur un vol et repartir quelques heures plus tard. Et les pauses dans tout ça ? « Les moments de pause ne sont pas prévus dans la
réglementation aérienne », précise Yannick Danio, responsable syndical de l’UNSA. « Les conditions de travail sont particulièrement rudes car on doit gérer de l’humain. ». Mais
pour ce syndiqué, les avantages en nature que perçoivent les agents de l’UNESI sont un non-problème. Il n’assimile pas les conditions difficiles des reconduites à la frontière avec les points
fidélité accordés. Selon lui « ce système est le même pour les policiers, les instituteurs ou les journalistes ». Les policiers reçoivent donc les mêmes avantages que les instituteurs
en déplacement à ceci près que les cours de maths sont remplacés par les menottes.
La droite a adopté dans la pagaille le texte sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) dans une version profondément remaniée par rapport au projet de loi
initial par plusieurs amendements issus de l’opposition.
Un vote d’extrême justesse ( avec 20 voix d’écart) qui en dit long sur les proportions de la crise qui secoue le gouvernement Fillon et sa majorité. Une centaine de
députés de droite se sont abstenus ou ont refusé de voter, ce qui équivaut à autant de « vote contre » selon le député UMP Grosdidier qui lui même a voté contre.
Le catalyseur de cette crise à droite est l’amendement des députés communistes sur l’exclusion des OGM de zones entières où sont implantées des filières agricoles
de qualité ( AOC, Label rouge, label « non-OGM », etc...).Son adoption par la gauche et plusieurs parlementaires de la majorité n’en finit pas de déchaîner la colère des élus de droite
les plus proches des lobbies des semenciers OGM.
Victime expiatoire désignée de ces querelles intestines, la secrétaire d’Etat à l’écologie et au développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, coupable aux
yeux des élus de droite de ne pas s’être opposée dans l’Hémicycle à l’amendement présenté par André Chassaigne. On s’est échangé des noms d’oiseaux entre leaders de droite (Borloo, Copé qualifiés
de lâches) et finalement la ministre a dû présenté ses excuses.
Au delà de la polémique personnelle, l’épisode révèle que « l’origine des problèmes » à droite n’a que peu à voir avec Mme Morizet mais beaucoup avec les résistances qui se développent face aux prijets de la droite, à la mesure de la colère suscitée par le reniement des engagements,
comme ceux pris lors du Grenelle de l’environnement.
Ce qui provoque des tensions inédites dans l’UMP. Furibard, Fillon a mis en cause nommément « l’amendement Chassaigne qui n’aurait pas dû être
voté ».
11 000 suppressions de postes dans l’éducation nationale en 2008, 16 000 pour 2009 : c’est du massacre à la tronçonneuse. Pourtant Fillon continue de dire
qu’il n’y aura pas de plan de rigueur mais une « gestion sérieuse » ! Ce que le porte parole du gouvernement appelle « une lutte intelligente contre les dépenses publiques inefficaces ». Il met
sans doute au compte de ces dépenses publiques inefficaces ces 27 000 postes... Et combien à ce compte de dépenses inefficaces dans les hôpitaux publics, à la Poste, dans les transports, combien
de postes à supprimer dans cette « lutte intelligente » ? En fait l’UMP et le gouvernement prennent les Français pour des...niais ! A supposer même que les impôts, qui financent les services
publics, n’augmentent pas, qu’en est il si les services publics sont en régression ? Il se passe tout simplement que l’on en a moins pour le même prix. On paie les mêmes impôs mais le service
n’est plus là. C’est un tour de passe-passe, une sorte de coup de j’arnaque. D’autant que les usagers vont payer doublement. Par l’impôt donc mais aussi parce que moins de services publics, c’est
pour les plus modestes des coûts supplémentaires, l’obligation dans nombre de cas de recourir au privé en payant de sa poche. C’est de la rigueur ! C’est aussi une stratégie. Le déficit public
existe. Le Chef de l’Etat, le gouvernement, la majorité ont largement contribué à le creuse avec le paquet fiscal voté en juillet dernier. Envisagent-ils sa remise en question ? En aucune manière
à moins qu’ils n’y soient contraints et forcés, qui sait ? Car c’est cela leur politique. Servir les riches, faire payer les autres. Ce n’est pas par hasard que Fillon avait annoncé que la France
était en faillite. Que Sarkozy claironne à toute occasion que les caisses sont vides. Et pendant ce temps les revenus financiers sont sacrés. Le déficit, justifié en outre par la crise sur les
places financières internationales, est précisément invoqué pour « accélérer les réformes ». Mais dans quel sens vont-elles, qu’il s’agisse des retraites, de la santé, de l’éducation nationale si
ce n’est vers la réduction permanente du périmètre public au profit du privé ? Ces territoires encore préservés sont d’énormes sources de profits. Déjà dans la santé les cliniques privées
prennent le dessus sur les hôpitaux. Une conseillère du Président ne faisait pas mystère l’an dernier qu’elle privatiserait bien tout le système d’éducation. Les lycéens dans la rue, leurs
professeurs ne s’y trompent pas.
La justice américaine a confirmé jeudi l'annulation de la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal, icône internationale de la lutte contre la peine capitale,
tout en réaffirmant sa culpabilité dans le meurtre d'un policier en 1981 à Philadelphie.
Le comité de soutien du condamné a dénoncé une "décision dévastatrice" et appelé à plusieurs manifestations, vendredi à New York et le 26 avril à
Philadelphie.
Par 2 voix contre 1, la cour d'appel fédérale de Philadelphie a en effet refusé d'accorder un nouveau procès à Mumia Abu-Jamal, un ancien journaliste radio et
militant des "black panthers", aujourd'hui âgé de 53 ans, qui clame son innocence dans le meurtre en 1981 du policier Daniel Faulkner.
La condamnation à mort sera commuée automatiquement en réclusion criminelle à perpétuité, à moins que l'accusation ne se présente à nouveau devant un jury pour tenter d'obtenir la peine de mort.
Les juges ont en effet estimé que lors du procès de 1982, les instructions données aux jurés ont pu leur faire croire qu'ils devaient d'abord s'accorder à
l'unanimité sur les circonstances atténuantes pouvant épargner au condamné la peine capitale, alors que la procédure est en fait moins restrictive.
Concernant la culpabilité, la cour d'appel, qui n'est pas chargée de se prononcer sur le fond mais sur la forme, a rejeté les arguments dénonçant des violations
des droits de la défense.
Mumia Abu-Jamal contestait notamment le fait que 10 des 15 récusations de jurés potentiels prononcées par l'accusation aient concerné des Noirs. Le code de
procédure pénale interdit en effet de récuser un juré potentiel en raison de la couleur de sa peau. Le jury final comportait dix Blancs et deux Noirs.
Jeudi, la cour d'appel a rejeté cet argument, estimant que la défense n'avait pas présenté suffisamment d'éléments laissant penser que les récusations étaient
dues à la race des jurés potentiels.
Beaucoup des partisans de Mumia Abu-Jamal, dont les photos et les longues tresses rastas ont fait le tour du monde, estiment pourtant que l'ancien journaliste,
militant de la cause des Noirs, a été victime d'un procès politique et de forts préjugés racistes.
La ville de Paris l'a élevé au rang de citoyen d'honneur en 2003, et une rue de Saint-Denis, en banlieue parisienne, porte
son nom.
"Cette première victoire en appelle d'autres. Celle de la reconnaissance de son innocence. Celle de la reconnaissance de la responsabilité de la justice
américaine dans la condamnation d'un homme du fait de ses seules opinions politiques. Celle, enfin, de sa libération", a ajouté la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet.
Selon la défense, un certain Arnold Beverly a avoué en 1999 être l'auteur de l'assassinat de M. Faulkner, expliquant qu'il avait été recruté par la mafia parce
que les enquêtes du policier le rapprochaient un peu trop de certaines figures du crime organisé.
En visite à Tarbes, Nicolas Sarkozy annonce une augmentation de 5 % de l’allocation adulte handicapé ; soit une somme totale de
650 € mensuel.
C’est un véritable camouflet pour tous ceux qui se battent pour un revenu minimum d’existence au moins égal au Smic. Avec
cette mesure, le Président de la République fait le choix de maintenir toute une partie de la population dans une situation de précarité extrême ; en Europe on est considéré comme pauvre
avec moins de 800 € par mois.
Le PCF soutient la manifestation « ni pauvre ni soumis » de samedi, organisée par plus de 100 associations liées au handicap. Il y a urgence qu’au
handicap physique ne s’ajoute plus le handicap économique.
Le gouvernement, se pliant aux injonctions de la Commission européenne, s’est engagé, par la voix de
Christine Lagarde, dans un processus de « banalisation » du Livret « A » des Caisses d’épargne.
En clair, le patronat bancaire pourra mettre la main sur une bonne partie de la collecte de cette épargne populaire pour en faire un produit financier régi selon
les règles du rendement et du risque. Et on peut voir où cela conduit avec ce qui s’est passé à la Société générale !
ALERTE !
le logement social, financé aujourd’hui à 80% par
cette ressource, sera contraint d’emprunter à taux plus élevés sur le marché financier. Ainsi, c’est tout le système de financement du logement social qui en
danger, alors que les besoins sont plus criants que jamais.
l’épargne populaire, aujourd’hui
sécurisée par la centralisation de la collecte du « Livret A », via la Caisse des dépôts et consignations (CDC), sera elle-même plus exposée aux
spéculations et aux risques de krach du marché financier.
Les collectivités locales, les
élus municipaux et départementaux, seront privés d’un partenaire privilégié - non subordonné aux exigences des actionnaires privés - pour répondre aux besoins
sociaux des populations sur les territoires. Il faut le faire savoir en ces temps d’élections.
1000 agences de Caisses d’épargne et de
nombreux guichets de la Poste pourraient être supprimés, en premier lieu dans les quartiers populaires et les zones rurales.
A l’occasion d’une rencontre avec ses représentants, le 14 février dans les locaux du Conseil national, la direction du PCF, représentée par Alain Obadia,
Jean-Louis Le Moing et Yves Dimicoli, a exprimé son total soutien à cette campagne et sa volonté d’y contribuer.
Elle a rappelé l’importance qu’elle attache à
la sécurisation et l’expansion de financements émancipés de la
domination des marchés financiers,
la promotion d’un grand service public du crédit et de
l’épargne permettant, notamment, de soutenir une politique audacieuse du logement social de nature à résoudre sa crise aiguë qui frappe des millions de familles en France.
Elle a remarqué combien chaque progrès en ce sens pousserait, en même temps, à une réorientation positive de la construction européenne et de la BCE, aujourd’hui
dominées par les exigences boursières.
Elle a souligné l’importance pour cela de la défense et du développement d’un pôle bancaire et financier public autour de :
la CDC (dont il faut combattre le
démantèlement),
des Caisses d’épargne
de la Banque postale,
et qui soit maîtrisé par les salariés, les populations et les élus dans les localités, les départements, les régions et à l’échelle de tout
le pays.
Les militants du PCF auront à cœur de contribuer à cette bataille si importante pour la réponse aux besoins sociaux, l’emploi, l’avenir des territoires, la
croissance et la démocratie.
Voici les premières photos d'une partie de la cérémonie, nos excuses aux nouveaux (et anciens) élus qui étaient pourtant biens présents !!!Notre Camarade Moussa Coulibaly doyen présidant la séance Laurent Jamet,
Daniel Bernard, Marie-Catherine Ondoua, Abdelazziz BenaissaMohamed Hakem, Marc Everbecq, Laurent JametEmeline
Le Bere, Marc Everbecq, Laurent Jamet, Daniel BernardLaurent Jamet, Daniel Bernard, Marie-Catherine Ondoua, Emeline Le Bere, Aziz Benaissa, Stanie Villain
Vendredi soir des centaines de Bagnoletais
se sont pressés vers l'hôtel de ville pour assister à l'élection du maire et de ses adjoints. Le barnum monté sur la place était plein, comme les couloirs de la mairie et la salle du conseil
municipal, des écrans ont permis à tous ces citoyens de voir ce qui restera comme le premier conseil municipal de ce mandat. Cèdant comme il se doit et le temps du vote, la présidence au doyen
d'âge, Marc Everbecq a donc transmis les rênes de la cérémonie à notre camarade Moussa COULIBALY. Quelle émotion pour ceux qui connaissent Moussa et sa vie... Et quelle simplicité de sa part dans
l'hommage qu'il a rendu a la ville qui a su l'adopter !!! Mohamed Hakem, au nom de la liste "ensemble pour le renouveau de Bagnolet" a présenté la candidature de Marc Everbecq. Tony di Martino
ayant indiqué ne pas présenter de candidature, c'est donc par 30 voix contre 3 à Jacques Nio que Marc Everbecq a été réélu maire de notre ville. C'est aussi à Moussa Coulibaly qu'est revenu
l'honneur de remettre, pour la seconde fois, l'écharpe tricolore à Marc Everbecq.
A la différence du précédent mandat l'élection des 14 djoints s'est faite par scrutin de liste et les élus sont, dans l'ordre du tableau :
Laurent JAMET, Daniel BERNARD, Marie-Catherine ONDOUA, Aziz BENAISSA, Stanie VILLAIN, Mohamed HAKEM, Manfred GOUETT, Nasser DJAFAR, Siham KHOUADHRIA, Brahim AKROUR, Corinne
BENABDALLAH, Christine LACOUR, Emeline LE BERE et Josiane CHOBERT.
Les autres conseillers municipaux sont, dans l'ordre du tableau : Josiane BERNARD, Jean-Pierre MERCIER, Geneviève REIMERINGER, Nic PIROLLI, Moussa COULIBALY, Marie-Claude DEBAIN,
Corinne Aragnouet, Brahim BENRAMDAN, Claudia KEBLANI, Marc LARDREAULT, Roselyne RITROVATO, André BARAGLIOLI, Catherine ORESVE, Frédéric BELTOISE et Yasmina SELLOU.
Suivent les 6 élu-e-s de la liste Tony di Martino et les 3 élu-e-s de la liste Jacques NIO.
Les postes de conseillers municipaux délégués viendront, dans les prochains jours, compléter une équipe largement renouvellée aussi bien dans sa composition (en italique, les nouveaux élus) que
dans sa volonté de travailler à l'amélioration de la vie citoyenne, la satisfaction des besoins des bagnoletais et à la résistance locale contre les attaques du gouvernement Sarkozy.
Mercredi 19 mars 2008,
Mme Durupt (voir les autres articles sur ce blog) été jugée enappel dans l'affaire de sa "rebellion" lors du vol paris-B'Ko du 28
avril dernier. Relaxée en septembre, le parquet avait fait appel de cette relaxe entendant très certainement par-là faire un exemple et calmer les "ardeurs citoyennes". Tout d'abord, il faut
remercier Jean-Pierre Haugel, Annie Bancillon, Rébecca Jourdain et Isabelle Coursin d'avoir été aux cotés de Françoise Azan et d'André Baraglioli qui ont été cités comme témoins par Maître
Herrero qui aurait également pu compter sur le témoignage des autres bagnoletais présents dans l'avion (Angela Ghelaouenne, Marion Pesche et Moussa Coulibaly). Ce procès en appel est
important car il va créer une jurisprudence et, comme l'a rappelé Me Herrero dans sa plaidoirie, l'enjeu est de savoir si en France, dans notre France républicaine il est permis pour une
citoyen ne d'interpeller des membres des forces de l'ordre en leur disant "ce que vous faites (légal mais pas forcément légitime) n'est pas conforme à l'état de droit, à la devise
républicaine". N'ayant pas assisté à la totalité des débats (témoignage oblige) j'ai cru comprendre que les nouveaux éléments de l'affaire sont, outre mos témoignages, les photos prises par
Marion et qui montrent que les "techniques" utilisées par les policiers étaient dangereuses et (sinon méprisables) illégales. L'autre point fort des témoignages réside dans le fait que les
inculpés n'ont à aucun moment incités les voyageurs à la rébellion mais qu'ils ont interpellé les policiers, avec leurs mots, de façon directe parfois mais pas uniquement et toujours sans
injures. La procureure n'a pas semblée très à l'aise, ses questions portant sur notre "réveil" tardif et postérieur à l'enquête et sur les premiers propos de l'expulsé qui aurait annoncé
préférer mourir plutôt que d'être reconduit au Mali... Bref, une tentative de disqualifier nos témoignages mais, espérons-le, sans commune mesure avec les faits réels (photos) et témoignages
directs (qui ne répondent pas à froide logique de mécanique d'une circulaire ministérielle...). Elle requiert donc 1000€ d'amende pour Mme Durupt. Le juge a annoncé un délibéré le 16 avril
prochain, Palais de Justice de Paris, 11è chambre - Section B.
Nous avons reçu ce message de la part de l'un de nos amis de la Dhuys. Nous le publions avec plaisir !
Nous ne sommes pas dupes
La liste de Tony Di Martino a décidé de se maintenir pour le second tour des élections municipales. A Bagnolet, le parti socialiste passe outre les accords nationaux
(PS ,PC) de désistement républicain, selon lequel le parti le moins bien placé devait se retirer en faveur de l’autre. Depuis des mois, les dirigeants socialistes n’ont
pas cesser de rabächer là où ils passaient que s’ils présentaient des listes au premier tour ce n’était que pour faire des primaires a gauche. Peut être pouvions nous les
croire ? Mais encore faut il qu’ils nous disent comment peuvent ils dénoncer des bilans et la gestion de villes alors qu’ils ont pris une part active a la gestion de
ses mêmes villes. N’étaient ils pas partie prenante dans ces équipes dite de gauche plurielle.
Monsieur Di Martino, pour revenir a lui, pense a l’intérêt des bagnoletais, c’est fort aimable de sa part mais il semble oublier ou semble ne pas se rendre encore compte que les
voix des Bagnoletais se sont portées massivement en faveur de la liste conduite par Monsieur Everbecq. Ce maire tant décrié par Monsieur Di Martino et ses amis.
Avec un suffrage de 43.82% au premier tour, les citoyens de Bagnolet ont manifesté leur confiance au Maire sortant. Les Bagnoletais ont approuvé a une très forte
majorité et son bilan et son projet pour le renouveau de Bagnolet.
Malheureusement Monsieur Di Martino et ses amis se trompent de bataille et de cible. La haine les aveuglent. La haine est mauvaise
conseillère.
Par cette attitude haineuse, ils rendent surtout service a la droite. Cette droite également haineuse. Cette droite mobilisée derrière son président en chef pour sa politique
antisociale et de remise en cause de acquis sociaux afin d’enrichir encore davantage les patrons du Medef et du CAC40.
Que l’on ne nous prennent pas pour des imbéciles. La seule chose qui les intéressent est comme le dit si bien le sénateur PS, Monsieur Mélenchon, « pousse toi que je m’y
mette ».
Avoir de l’ambition pour un homme politique, ça peut se comprendre, mais pas a n’importe quel prix.
Ils disent vouloir faire entrer le 93 dans le XXI éme siècle mais en empruntant des méthodes du passé, par un jeu de calcul déloyal et surtout irresponsable.
Quant a nous Bagnoletais nous ne sommes pas prêt d’oublier cette attitude irresponsable du parti socialiste à Bagnolet.
Les hirondelles se sont signalées. Le printemps arrive. Et sans les listes l’alternative àgauchepour Bagnoletet pour une vraie alternance à Bagnolet, il ne sera que plus beau.
Donnons un large Plébiscite pour la liste de l’espoir, la liste pour l’alternative a gauche pour Bagnolet conduite par Marc Everbecq.
Vendredi 14 mars : grande soirée politique de fin de campagne
Rendez-vous
le vendredi 14 mars à 20H30 salle des conférences (derrière la mairie), Place Salavdor-Allende. Le Maire et les candidats prendront la parole. Ambiance festive et musicale. Pot de la
Fraternité. Venez nombreux.
Mais aussi le maintien face à des listes de gauche à à Montreuil, Aubervilliers, La Courneuve......
"Je suis contre cela", "ils ont tort" par Julien Dray secrétaire Nationale du PS
Julien Dray, porte-parole du PS, s'en est pris mercredi aux socialistes qui ont maintenu leurs candidatures dans quatre municipalités de Seine-Saint-Denis contre des maires
sortants communistes arrivés en tête au premier tour, estimant qu'ils "ont tort".
"La loi du suffrage universel est intransigeante, quand on arrive derrière on doit se retirer, si on ne le fait pas, cela veut dire qu'on prend la responsabilité de faire que la division puisse
aller à l'encontre de ce que disent les électeurs", a affirmé le député de l'Essonne à France Info/i-Télé.
"Je suis contre cela", "ils ont tort", a-t-il dit.
Selon lui, "il y des moeurs qui se sont établies" et qu'"il va falloir corriger dans les années à venir". "C'est un état d'esprit qu'il faut changer, la gauche doit apprendre à retravailler
ensemble" et non à se considérer dans certaines communes "en compétition".
Cette question, a ajouté M. Dray, "sera en discussion dans la gauche et au sein du Parti socialiste, au sortir de ces élections", pour "retrouver un peu de discipline, un peu d'autorité et aussi
de la fraternité".
La direction du PS, à ses yeux, a "fait son travail" puisque "dans 95% des cas la gauche s'est rassemblée" aux municipales, mais "il y a toujours des exceptions, il faut qu'elles
disparaissent".
La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet avait qualifié mardi de "mauvais joueurs" les socialistes qui ont maintenu leurs listes à Bagnolet, Saint-Denis, Aubervilliers et La
Courneuve.
PARIS, 12 mars 2008 (AFP) - 20:22
Alerte au contre sens
Jean Luc Mélenchon dirigeant national du PS
Troisième mauvais point face aux communistes, nos alliés partout sans lesquels pas une ville ne peut rester ou passer à gauche ! Qui a décidé de
déclencher cette guerre injuste, stupide, et contraire aux principes élémentaires de la solidarité à gauche, que l’on appelait « la discipline républicaine », en maintenant des listes au deuxième
tour contre celles arrivées en tête et conduites par les communistes en Seine Saint Denis ?
Des "mauvais joueurs" comme le dit avec mesure Marie Georges Buffet ? De dangereux irresponsables, selon moi. Car ainsi est donné un signal absurde et
criminel à tout le pays où les communistes, partout, sont indispensables pour assurer les victoires de la gauche au deuxième tour.
Rien dans la gestion de gauche des sortants, à laquelle les socialistes ont été profondément associés, ne justifie cette attitude. Seulement du
"pousse toi de la que je m’y mette", sans principe ni dignité. C’est donc une provocation qui ne sert que la droite dans le pays. J’approuve Julien Dray, porte parole du PS, qui a flétri cette
attitude. Je souhaite de toutes mes forces que les électeurs de gauche y mettent bon ordre en sanctionnant massivement et nettement les diviseurs;
Cette condamnation est reprise par le PRG ( Parti Radical de Gauche) par la voix de son PRésident Jean Michel Baylet " La règle historique du désitement républicain parait voler en éclat ( ..)
Seul le rassemblement de toute la gauche est porteur d'espoir et de victoire..."
Au niveau local outre la particpation de nos amis socialistes indépendants réunis autour de Daniel Bernard nous venons de recevoir le soutien de Jean Claude Jammot Conseiller Municipal
socialiste sortant.
Après les bons résultats obtenus par la liste "Ensemble pour le renouveau de Bagnolet" conduite par Marc Everbecq et de
Josiane Bernard au 1er tour des élections cantonales, le collectif des socialistes indépendants animé par Daniel Bernard a souhaité s'exprimer et appeler les Bagnoletais à amplifier la
mobilisation. Nous publions ici leurs déclarations.
Election municipale
"Avec près de 44% des voix vous avez confirmé votre volonté de donner à Bagnolet une équipe municipale rassemblée qui aura les moyens de mettre en œuvre, par le travail et
dans la transparence, un programme ambitieux qui correspond aux attentes de chacun d’entre vous.
Nous nous félicitons d’avoir pris part à ce rassemblement dès le premier tour et vous remercions de votre confiance.
Pour permettre à Bagnolet la réussite pour tous, le mieux vivre ensemble et le développement urbain et économique, le 16 mars il s’agit, d’amplifier le
résultat du premier tour."
Election cantonale
"Conformément aux accords nationaux entre le Parti Communiste et le Parti Socialiste pour défendre l’union de la gauche, et en tant que socialistes
indépendants, nous appelons à voter pour la candidate du Rassemblement de la gauche, Josiane Bernard arrivée en tête au premier tour des élections cantonales."
Collectif de militants socialistes indépendants, animé par Daniel Bernard.
Ce soir, je remercie profondément les électrices et les électeurs de Bagnolet qui ont apporté leurs
suffrages à la liste 'Ensemble pour le renouveau de Bagnolet". Les 3597 électrices et électeurs qui nous ont apporté leur confiance et leur soutien représentent 43,82% des voix exprimées. La
force de ce résultat extraordinaire, supérieur à celui de 2001, malgré la présence cette année d'une liste PS-Verts alors que ces partis soutenaient la liste conduite par les communistes en
2001, est le fruit du travail engagé avec les Bagnoletais depuis plusieurs années. Un travail de participation active des citoyens à
l'élaboration d'un nouveau projet de ville s'appuyant sur la relance du dynamisme de Bagnolet, sur son attractivité économique, sur le maintien de sa dimension populaire dans le prolongement des
valeurs profondes et historiques de Bagnolet en matière de solidarité et de justice sociales. Les Bagnoletais viennent de confirmer
ce choix d'une ville populaire et moderne aux portes de Paris, notre ville capitale. Nous allons maintenant travailler à la réalisation de cette dynamique. La participation démocratique des
Bagnoletais à ce projet aura été et sera notre meilleur atout. Dès ce soir j'appelle l'ensemble des électrices et des électeurs qui se reconnaissent dans ce projet à amplifier la dynamique
de rassemblement du premier tour. Ce rassemblement restera d'abord celui des citoyennes et des citoyens. Il sera aussi celui des partis de gauche qui ont commencé à travailler dans la loyauté et
la clarté à l'image des communistes du PCF, des socialistes indépendants autour de Daniel Bernard, de Lutte Ouvrière, du MRC. Les forces de gauche doivent continuer à se rassembler. C'est l'appel
que je lance afin de dire, ensemble, et avec force, que nous voulons une autre politique que celle menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. La gauche doit maintenant se rassembler aux
cantonales et aux municipales. En respectant le choix des électrices et des électeurs du 1er tour qui veulent qu'une page soit tournée pour que Bagnolet ne revive plus les divisions au sein
de la municipalité. Les Bagnoletais ne veulent plus être otages des affrontements politiciens. Ensemble nous voulons construire le renouveau de Bagnolet. Alors je vous invite à voter le 16 mars
prochain en faveur de la liste que je conduirai.
Hier soir,
soirée de collage. Un militant de la liste Di Martino s'est fait surprendre, photo à l'appui, en train de bomber des affiches. Bizarrement, on retrouve sur des panneaux officiels les mêmes traces
de bombe. Depuis des semaines nos affiches - collées par des militants bénévoles - se font taguer, lacérer. Ce personnage, ancien thuriféraire de Pierre Mathon, se présente souvent comme le
parangon de la démocratie. Le voila démasqué ! La photo est bien entendu à disposition !
Le 8 mars célèbre la Journée Internationale du droit des Femmes.
Cette journée
trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XX°s en Europe et aux Etats-Unis, réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote.
La Journée Internationale des Femmes a été officialisée par les Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des
femmes.
C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes
militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, pour améliorer la situation des femmes.
La Journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte,
nous aurons besoin de la célébrer.
Le 9 mars, Bagnolet a rendez-vous avec son destin et c'est pour cela que nous vous sollicitons afin que le liste conduite par Marc EVERBECQ gagne et qu'elle gagne le plus largement
possible. Josiane Bernard, candidate à l'élection cantonale a également besoin de tout votre soutien. Ces dernières heures sont décisives pour faire la différence et, jusqu'au 9 mars
parlez-en autours de vous à tout votre entourage, pas une voix ne doit manquer.
En prime nous publions ce commentaire de la campagne électorale déposé sur le site de Marc Everbecq et qui résume bien la situation, avec lucidité. Merci à l'anonyme Juliette :
Chronique de fin de campagne,
J- 2 avant le 1er tour de l’élection municipale. La campagne arrive donc à son terme, moment que je saisi pour vous faire partager mon
bilan personnel. Bagnolet est un peu une ville à part, 7 listes vont solliciter les suffrages des Bagnoletais. 4 se réclamant de la gauche, 3 pour la droite. Dans ce domaine, la gauche est
donc partie avec un avantage, ou un inconvénient cela dépend du point de vu. Bagnolet sera l’une des villes de la Seine Saint Denis, voir de la région parisienne qui aura le plus de liste au
1er tour de l’élection municipale. Illustration d’une démocratie locale riche, d’un gros appétit de pouvoir pour un territoire aux nombreux atouts, d’une ville
divisée ?
La droite ne m’intéresse pas. Entre « SOS sauvons Bagnolet », « n’ayez pas peur », et la papy ARDI qui fait de la résistance
à l’investiture sarkozyste, toutes ces listes jouent du catastrophisme et du registre anxiogène pour susciter la peur, jamais bonne conseillère. La droite avec ses gros sabots, nourri au
reportage racoleur sur la banlieue et la peur du péril socialo communiste. Ce n’est pas avec ses attrapes nigauds que l’on roulera dans la farine les bagnoletais.
La gauche sur notre ville elle, mérite beaucoup plus d’attention. Le trublion écolo a fait volé en éclat l’accord avec les socialos-bartoloniens,
que le député de la circonscription a tenté de nouer pour agrandir son fief. La stratégie du vert canal historique, dont les socialistes ont sucé la roue, d’obstruction permanente au conseil
municipal aurait dû se conclure par une sainte alliance avec la rose pour donner le dernier coup de marteau au coco. Malheureusement le tandem vert n’a eu que les épines, très mauvais pour la
ballade heureuse à bicyclette, et à donc vomi son minestrone.
Du neuf à gauche, on prend les mêmes et on recommence. J’ai de la sympathie pour leurs idées, leur stratégie devant les velléités hégémonique du
PS, dont la direction et 90% des députés votent le traité libéral européen, et les dangers du sarkozysme, je ne la comprends pas. Quelle que soit le talent de Besancenot, cette frange de la
gauche radicale ne pourra éternellement vivre sur le mythe du grand soir, la transformation sociale aura besoin d’un maximum de force pour ne pas laisser tous les leviers institutionnels aux
libéraux.
Le Parti Socialiste a explosé en vol. Leur grand sage, militant socialiste de la première heure, a rejoint la liste du Maire sortant accompagné
d’une nouvelle génération d’adhérents, pour en finir avec les bisbilles.
Pour les socialistes de la nomenklatura, pas de dynamique de campagne, une tête de liste aphone et allergique à l’encre, car on ne sait pas trop
quelle est son projet, à part un copié collé de bouts de textes d’une association excitée par le café, et un plagiat de diatribes anti Everbecq des verts canal historique et canal résiduel.
Que reste t’il de cette liste, des logos vidés de leurs forces vives, un dernier logo PRG, vous savez le parti de Tapie le Sarkozyste, qui sert à meubler, l’appui d’une association qui
devrait boire du thé, ça draine et permet d’éviter les crampes. Ah j’oubliai de grandes personnalités nationales soutiennent cette liste. Lorsque l’on a rien à dire, on utilise le langage des
signes, et on fait parler ses amis, mais les signes de sympathie, et les preuves d’amitiés c’est à Bagnolet qui fallait les chercher. Cette liste c’est complètement déchirée donc, car à force
de discutailler entre membres d’un aréopage anti-Everbecq, on oublie l’essentiel, faire de la politique avec les gens, c’est un peu la règle du jeux lorsque l’on est engagé. Partager des
places avant de construire un projet, c’est la chamaillerie assurée. Le PS local singe les pires réflexes de la grosse machine électorale nationale, la lutte, la lutte, pour le pouvoir....,
pour pouvoir faire quoi, on verra après.
Reste la liste conduite par Marc Everbecq. On lui prédisait l’isolement, elle rassemble plus que tout autre. Les réunions et meeting on fait le
plein, Gymnase Bacquet, 500 personnes selon la presse, 850 personnes selon le Maire. Je n’y étais pas, mais mes amis me parlent d’un gymnase bondé. Chapeau les gars, la foule c’est beau. Un
projet co-élaboré, démarche progressiste et innovante. Des jeunes qui veulent en jouer. Les questions de la jeunesse, souvenez vous les émeutes de banlieue, les manifs anti CPE, etc, c’est du
lourd, les avoir avec soi pour qu’ils participent à la construction d’un programme, c’est risqué car il ne faudra pas décevoir, et c’est formidable, la politique c’est essentiellement
préparer l’avenir. Le renouveau, car c’est dans les vielles casseroles que l’on mijote les meilleurs plats. Bagnolet si attaché à la gauche, va monter encore plus haut grâce à son solide
tremplin construit depuis de si nombreuses années.
Mon choix est fait, Monsieur Everbecq et tous vos colistiers je vous souhaite un large succès, après il faudra se mettre au travail car Bageo est
turbulente, elle peut désarçonner comme elle peut franchir tous les obstacles. Good Luck.
Chronique de fin de campagne,
J- 2 avant le 1er tour de l’élection municipale. La campagne arrive donc à son terme, moment que je saisi pour vous faire partager mon bilan personnel. Bagnolet est un peu une ville à part, 7 listes vont solliciter les suffrages des Bagnoletais. 4 se réclamant de la gauche, 3 pour la droite. Dans ce domaine, la gauche est donc partie avec un avantage, ou un inconvénient cela dépend du point de vu. Bagnolet sera l’une des villes de la Seine Saint Denis, voir de la région parisienne qui aura le plus de liste au 1er tour de l’élection municipale. Illustration d’une démocratie locale riche, d’un gros appétit de pouvoir pour un territoire aux nombreux atouts, d’une ville divisée ?
La droite ne m’intéresse pas. Entre « SOS sauvons Bagnolet », « n’ayez pas peur », et la papy ARDI qui fait de la résistance à l’investiture sarkozyste, toutes ces listes jouent du catastrophisme et du registre anxiogène pour susciter la peur, jamais bonne conseillère. La droite avec ses gros sabots, nourri au reportage racoleur sur la banlieue et la peur du péril socialo communiste. Ce n’est pas avec ses attrapes nigauds que l’on roulera dans la farine les bagnoletais.
La gauche sur notre ville elle, mérite beaucoup plus d’attention. Le trublion écolo a fait volé en éclat l’accord avec les socialos-bartoloniens, que le député de la circonscription a tenté de nouer pour agrandir son fief. La stratégie du vert canal historique, dont les socialistes ont sucé la roue, d’obstruction permanente au conseil municipal aurait dû se conclure par une sainte alliance avec la rose pour donner le dernier coup de marteau au coco. Malheureusement le tandem vert n’a eu que les épines, très mauvais pour la ballade heureuse à bicyclette, et à donc vomi son minestrone.
Du neuf à gauche, on prend les mêmes et on recommence. J’ai de la sympathie pour leurs idées, leur stratégie devant les velléités hégémonique du PS, dont la direction et 90% des députés votent le traité libéral européen, et les dangers du sarkozysme, je ne la comprends pas. Quelle que soit le talent de Besancenot, cette frange de la gauche radicale ne pourra éternellement vivre sur le mythe du grand soir, la transformation sociale aura besoin d’un maximum de force pour ne pas laisser tous les leviers institutionnels aux libéraux.
Le Parti Socialiste a explosé en vol. Leur grand sage, militant socialiste de la première heure, a rejoint la liste du Maire sortant accompagné d’une nouvelle génération d’adhérents, pour en finir avec les bisbilles.
Pour les socialistes de la nomenklatura, pas de dynamique de campagne, une tête de liste aphone et allergique à l’encre, car on ne sait pas trop quelle est son projet, à part un copié collé de bouts de textes d’une association excitée par le café, et un plagiat de diatribes anti Everbecq des verts canal historique et canal résiduel. Que reste t’il de cette liste, des logos vidés de leurs forces vives, un dernier logo PRG, vous savez le parti de Tapie le Sarkozyste, qui sert à meubler, l’appui d’une association qui devrait boire du thé, ça draine et permet d’éviter les crampes. Ah j’oubliai de grandes personnalités nationales soutiennent cette liste. Lorsque l’on a rien à dire, on utilise le langage des signes, et on fait parler ses amis, mais les signes de sympathie, et les preuves d’amitiés c’est à Bagnolet qui fallait les chercher. Cette liste c’est complètement déchirée donc, car à force de discutailler entre membres d’un aréopage anti-Everbecq, on oublie l’essentiel, faire de la politique avec les gens, c’est un peu la règle du jeux lorsque l’on est engagé. Partager des places avant de construire un projet, c’est la chamaillerie assurée. Le PS local singe les pires réflexes de la grosse machine électorale nationale, la lutte, la lutte, pour le pouvoir...., pour pouvoir faire quoi, on verra après.
Reste la liste conduite par Marc Everbecq. On lui prédisait l’isolement, elle rassemble plus que tout autre. Les réunions et meeting on fait le plein, Gymnase Bacquet, 500 personnes selon la presse, 850 personnes selon le Maire. Je n’y étais pas, mais mes amis me parlent d’un gymnase bondé. Chapeau les gars, la foule c’est beau. Un projet co-élaboré, démarche progressiste et innovante. Des jeunes qui veulent en jouer. Les questions de la jeunesse, souvenez vous les émeutes de banlieue, les manifs anti CPE, etc, c’est du lourd, les avoir avec soi pour qu’ils participent à la construction d’un programme, c’est risqué car il ne faudra pas décevoir, et c’est formidable, la politique c’est essentiellement préparer l’avenir. Le renouveau, car c’est dans les vielles casseroles que l’on mijote les meilleurs plats. Bagnolet si attaché à la gauche, va monter encore plus haut grâce à son solide tremplin construit depuis de si nombreuses années.
Mon choix est fait, Monsieur Everbecq et tous vos colistiers je vous souhaite un large succès, après il faudra se mettre au travail car Bageo est turbulente, elle peut désarçonner comme elle peut franchir tous les obstacles. Good Luck.