Une fois n'est pas coûtume, nous allons vous recommander la passionnate lecture
de l'édition de ce jour de Libération qui consacre deux (2 !) pages à l'inititative artistique du "Mural Art Project" à laquelle notre amie et collègue Christine Lacour à grandement contribué.Elle qui nous avoue que certains de ses propos ont été sinon modifiés, du moins inventés, n'en revendique pas moins et légitimement la maternité de cette idée à Bagnolet. S'inscrivant dans la tradition locale de soutien et de développement des formes populaires d'art Christine souligne la forte implication, voulue dès le départ, de la population. Oeuvre collective imaginée par des artistes venus des Etats-Unis et peinte par des habitants de la barre à laquelle elle s'adosse, nous vous invitons à aller l'admirer. Tout simplement.
présentation du programme sur http://www.ville-bagnolet.fr/index.php?pge=619
Allocution de Christine Lacour le 29/06/09 Conférence de Presse MAP à la résidence de l’ambassadeur des Etats Unis.
Madame l’attachée culturelle de l’Ambassade des Etats Unis, Monsieur le Directeur de CulturesFrance, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs.
Pour ma part, lorsque Lora Berg et Alain Reinaudo de CulturesFrance nous ont sollicité pour adapter le Mural Art Program à la ville de Bagnolet et réaliser cet échange, il m’a très vite semblé que ce projet pouvait s’inscrire naturellement dans notre projet de politique culturelle pour les années à venir.
En effet, favoriser le dialogue entre les cultures, soutenir les formes et expressions artistiques issues des courants émergent , inventer de nouvelles formes d’échanges entre les artistes et les habitants et enfin, investir l’espace public en y associant justement la rencontre entre notre population, tout cela était inscrit dans notre programme électoral.
Nous y sommes donc, avec ce « plus » très important, à mes yeux, qu’est la participation active des habitants tout le long du processus.
Notre Maire, Marc Everbecq a bien sûr soutenu ce projet dès le départ, lui qui a permis depuis 2002 au Festival Kosmopolite d’exister, Festival qui rayonne maintenant au–delà de nos frontières,
et à Alexandre Stolypine et son collectif d’artistes, le 115, de s’installer à Bagnolet.
Bien sûr depuis l’incendie de leurs locaux en décembre dernier ils sont, pour le moment, sans alternative. Mais évidemment nous y travaillons puisque c’est une de nos priorités.
D’ailleurs, la ville de Bagnolet a toujours été très active sur le plan culturel.
En effet, nous comptons un conservatoire municipal de danse, un autre de musique, un cinéma municipal lui aussi, une médiathèque et ses deux bibliothèques annexes, la salle de spectacles des Malassis, un atelier d’art plastique et beaucoup de lieux que nous soutenons, comme la Fonderie de l’image, lieu dédié à l’art numérique,
le théâtre de l’Echangeur, celui du Colombier, la Lutherie Urbaine,
le Samovar, le futur centre chorégraphique de Marie-Claude Pietragala, l y a aussi les cinq centres sociaux et culturels de quartiers et nous proposons depuis longtemps une programmation denses, faite de concerts de musiques actuelles, de danse contemporaine, de théâtre ou d’opéra en appartement, d’un festival du cirque « Sous le Chapitô » et de résidences artistiques sur différentes disciplines qui permettent de toucher différents publics sur le long terme, nous participons et soutenons aussi les Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis qui sont nées sur notre commune, il y a 40 ans, sous le nom des Ballets pour Demain.
Bref, beaucoup de culture déjà.
Mais pour en revenir à la réalisation de la fresque, œuvre collective, il était essentiel, à mon sens, de choisir un mur qui ne soit pas associé directement à un public captif, tel les élèves d’une école ou les usagers d’un centre de quartier mais plutôt, de choisir le mur pignon d’une habitation, au cœur d’un ensemble de logements sociaux, pour tenter cette expérience d’abord auprès d’un public auquel on s’adresse plus rarement puis d’élargir cette initiative à des groupes constitués en atelier. Il faut tout de même noter que cet immeuble abrite nos deux médaillés olympiques en lutte, Steve et Christophe Guénot, qu’une école maternelle en est mitoyenne, que juste en face se trouve un gymnase et son stade en plein air. Un lieu stratégique avec beaucoup de passage.
Je tiens ici à remercier l’OPH de Bagnolet, propriétaire du bâtiment, pour leur aide et son président, Marc Lardreaut qui a lui aussi tout de suite adhéré à ce projet.
Le choix de ce mur c’est donc pour une part, l’idée de s’adresser à un public le plus large possible dans sa diversité à tous les sens du terme, et d’autre part, de coller à des envies exprimées maintes fois par nos concitoyens, lors des dernières assises de la ville, moments forts de rencontres publiques dont un des thèmes était quel avenir pour nos quartiers et quelle images nous en avons, quelle image nous voudrions en avoir ; envies exprimées de plus de dialogue, plus de couleurs au milieu du béton, d’une image plus positive de notre territoire et de ses habitants.
Il faut savoir que la stigmatisation incessante de nos quartiers, de notre département, le 93, par un discours trop souvent négatif de certains personnages publics ou de « spécialistes » comme on dit, relayés grandement par les médias porte un préjudice considérable aux habitants de ces quartiers, et va jusqu’à créer un malaise, une souffrance même.
Certains vont jusqu’à parler de ghettos (quand on sait que ce mot veut dire..) Tout cela est injuste et souvent injustifié quand on connaît ces quartiers et les gens qui y vivent.
Ces habitants, donc, nous ont surtout prouvé qu’ils savaient donner du sens à la proposition qui leur était faite.
La proximité de lieux d’apprentissage et de pratiques sportives, de personnalités remarquables leurs ont permis de décider très vite de ce qu’ils voulaient voir représenté sur « leur » mur : la lutte bien sûre, pour honorer nos champions mais aussi parce que c’est un sport largement pratiqué dans notre ville, depuis longtemps et avec succès, Mélonin Noumonvi et Christophe Guenot nous l’ont encore prouvé ce week-end au Jeux Méditéranéens puisque l’un est monté sur la troisième marche du podium tandis que l’autre s’attribuait la deuxième place;
le foot, sport grandement pratiqué dans nos banlieues, pour en louer l’esprit d’équipe ;
la diversité et la concorde qu’ils souhaitaient représenter par une symbolique du dialogue entre les peuples ;
et enfin, tout aussi important, il leur fallait la nature et l’idée de protéger celle-ci. Tout cela en gardant à l’esprit l’endroit où nous sommes.
Beaucoup de questions aux quelles a su répondre Paul Santoleri grâce à son talent et son expérience. C’est un très bel exemple de compréhension entre deux mondes qui, a priori, n’ont pas la possibilité de se rencontrer, d’un côté, un artiste américain qui vit à Philadelphie (un océan, au moins, nous sépare) et de l’autre, des Bagnoletais jeunes et moins jeunes, habitants au cœur du quartier des Malassis, tout d’un coup embarqués dans une création artistique participative de grande qualité,
visible de tous, et qui investissent ensemble leur espace commun.
Ce dialogue a pu se faire, en grande partie, grâce à Laurette Dugenetay, gardienne du lieu qui a su joué un rôle important dans cette médiation et que je remercie chaleureusement pour son implication, à Emilie Ledieu et Psychoze qui ont su traduire en anglais ces aspirations, ont participé très physiquement à la mise en œuvre, merci également.
Enfin, je me dois de citer et de remercier les services culturels de notre ville, particulièrement Fabienne Durand-Drouhin, Koloma Traoré, Khaled Malti qui ont grandement contribué au succès sur place, par leur sens de l’organisation et les liens forts qu’ils tissent depuis des années avec la population.
Pour finir, je dirai que mon voyage à Philadelphie et les nombreuses rencontres que j’ai pu y faire, m’ont surtout permis de conforter l’idée que cette initiative était judicieuse, qu’elle faisait sens et qu’elle s’inscrivait pleinement dans le concept du « mieux vivre ensemble ». Idée forte qui, à défaut de donner du travail et un logement décent à tous, doit être développer dans nos quartiers pour y conforter la convivialité, l ‘échange, l’estime de soit et la fierté de vivre dans un espace embellis par tous.
Je voudrais ajouter un mot. Dans un article paru dans le journal Libération de jeudi dernier, on me fait dire que le coût technique supporté par la ville Bagnolet est de 50000€, je me dois de rectifier, ce coût est évalué à 10000€ ce qui n’est pas du tout la même chose. Je vous remercie.



La
bonbonniere, c’est le surnom de la mairie de Bagnolet, élégant bâtiment de briques rouges et blanches au charme typique de la III e République. Dans les années 1960, il a fallu créer un centre
administratif dans l’ancienne école publique, derrière l’hôtel de ville. Un site finalement insuffisant, qui a débordé sur deux groupes de bungalows.
Forte affluence à la salle des conférences
pour le meeting organisé par le Front de Gauche à Bagnolet. Etaient à la tribune, animée par notre camarade Rosa Moussaoui, Francis Wurtz député européen, François De la Pierre, porte parole du
Parti de Gauche et Laura Laufer de la Gauche Unitaire. Une brève introduction des dirigeants locaux du PG et du PCF, Daniel Bernard et Kamel Bramhi a porté sur la situation locale et la nécessité
de trouver une réponse dans les urnes à la violence faite à nos populations par le gouvernement de droite. La gauche, à Bagnolet a su se rassembler pour porter des valeurs de gauche dans un
projet politique partagé. Ce qui nous divise est moins fort que ce qui nous unis. Avant un échange avec la salle, Francis Wurtz à expliqué en quoi cette campagne était importante, elle marque la
fin d’un cycle ouvert avec la campagne de 1990 qui avait vu le libéralisme l’emporter non seulement dans les urnes mais surtout dans la politique menée au niveau européen. 2009 c’est l’élection
marquée par une crise sans précédent. A situation exceptionnelle il fallait une ambition européenne, le FG, l’incarne. Pour le PG, François De la Pierre évoquait la situation particulière des
socialistes européens qui avaient penser échapper à la crise du communisme et à l’effondrement du mur. Le suivisme des sociaux démocrates européens, à l’image de leur demande d’appliquer sans
plus attendre le traité de Lisbonne, est devenu leur marque de fabrique et il devient incohérent de prétendre « orienter », la construction européenne, passer à un volet social, tout en étant
cogestionnaires avec les populaires et en étant dans des coalitions gouvernementales, en Hongrie, aux Pays-Bas et en Allemagne. La social-Démocratie à changé de nature. En France la situation est
différente (pour combien de temps ?) et le Front de Gauche incarne une politique différente, d’abord du fait de l’existence du PCF, par l’histoire récente du Référendum et par la construction
respectueuse des diversités du FG. Le chemin de la renaissance de la Gauche en France, c’est le FG. Laura Laufer, quant à elle, à insisté sur la nécessité de poursuivre l’unité dans les luttes
par une unité dans les urnes. Le NPA ne répond pas à cette question et masque sa comptabilité boutiquière par une soit disant nécessité de ne pas faire l’union à n’importe quel prix, discours
entendu partout. Or c’est ignorer que le NPA, comme Krivine et les élus de LO par le passé, siègera dans le même groupe que les élus du FG… le NPA porte donc une grande responsabilité dans
l’absence d’une liste qui aurait pu devancer celle du PS. Laure Laufer estime que la seule opposition au parlement Européen n’est pas celle des villieristes, ni celle des socialistes et verts,
mais bien celle de la Gauche Unie. Il convient donc de renforcer cette opposition. Interpellé sur la position de l’Europe vis à vis de la situation en Palestine, les trois représentant ont
expliqué en quoi la GUE avait permis de repousser la volonté d’aller plus loin dans l’accord d’association avec Israël. Le front de gauche est un outil pour montrer qu’une alternative à gauche
est possible et doit permettre un nouveau rapport de force. Dans l’état actuel de la crise, il y a urgence a ce que la gauche croit en l’importance des enjeux européens. Le NPA n’y croit pas et
place son leader en position inéligible, les verts et les socialistes bercent d’illusions les électeurs sur des changements possibles qu’ils ont été incapables de mener lorsqu’ils en avaient les
moyens (c’est à dire un majorité au parlement européen ou une présidence socialiste du conseil européen). Pour l’Europe, pour les peuples le Front de Gauche est la réponse porteuse d’espoir à
gauche.
Le vote du budget est un moment fort du conseil municipal. Il valide et autorise les actions municipales pour l’année 2009.
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